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  1. La règle des 12 saisons : un trait dominant, puis un second
  2. Faire sa colorimétrie seule, en 4 tests
  3. Les 12 saisons de la colorimétrie en un tableau
  4. Tu hésites entre deux saisons : les paires qui se confondent
  5. Ce que ta saison change dans ton dressing
  6. Questions fréquentes
Blog/Couleurs

Comment connaître sa colorimétrie : 4 tests et 12 saisons

29 septembre 2026·8 min de lecture

Une femme aux cheveux bruns attachés tient une écharpe camel et un haut gris sous son menton, près d'une fenêtre, à la lumière du jour

Pour connaître ta colorimétrie, mets-toi face à un miroir près d'une fenêtre, à la lumière du jour et sans maquillage, et tiens des vêtements sous ton menton, deux par deux. Quatre tests suffisent (chaud ou froid, clair ou profond, vif ou doux, puis le contraste) : le trait qui ressort le plus nettement te place dans l'une des 12 saisons.

La règle des 12 saisons : un trait dominant, puis un second

La colorimétrie vestimentaire décrit les couleurs selon trois axes : la température (chaude ou froide), la valeur (claire ou foncée) et la saturation (vive ou douce), comme le résume l'article « Colorimétrie vestimentaire » de Wikipédia. La méthode des quatre saisons, popularisée par Carole Jackson dans les années 1980, range chacun en printemps, été, automne ou hiver. La méthode en 12 saisons découpe chaque saison en trois, selon le trait le plus marqué.

Six traits peuvent dominer : clair, profond, chaud, froid, vif ou doux. Chacun se partage entre deux saisons. Pour clair, profond, vif et doux, c'est la température qui tranche : dominé par la douceur, un teint est automne doux s'il tire vers le chaud, été doux s'il tire vers le froid. Quand la température domine elle-même, on parle de saison « vraie », et c'est l'intensité qui tranche : un chaud plutôt vif donne le printemps vrai, un chaud plutôt sourd l'automne vrai.

Des chutes de tissu rangées en quatre groupes : couleurs chaudes et claires, chaudes et foncées, froides et claires, froides et foncées
Chaud ou froid, clair ou foncé : deux des trois axes, en tissus

Faire sa colorimétrie seule, en 4 tests

Prépare la pièce avant de commencer, parce que la lumière fausse plus de résultats que n'importe quel test :

  • Une fenêtre en lumière du jour indirecte. Une fenêtre au nord est idéale, car elle ne reçoit presque jamais le soleil direct. Fais le test en milieu de journée : le soir, la lumière orangée réchauffe tout ce qu'elle touche.
  • Un miroir face à la fenêtre, pour que la lumière tombe sur ton visage.
  • Un visage nu : ni maquillage ni autobronzant, les cheveux attachés et, s'ils sont colorés, couverts d'une serviette blanche ou grise.
  • Un haut neutre, gris ou blanc cassé, pour que ta tenue ne se mêle pas au test.
  • Des vêtements de ton dressing à comparer par paires : pulls, t-shirts, écharpes, même une taie d'oreiller. Pas besoin d'un kit de drapage pour dégrossir.
  • Si possible, un second regard, parce qu'on juge mal son propre visage.

Pendant chaque test, regarde ta peau, pas le tissu. La bonne couleur unifie le teint et adoucit les cernes et les rougeurs ; la mauvaise jaunit ou grise la peau et creuse les ombres autour du nez et de la bouche. Ces tests marchent sur toutes les carnations, de la plus claire à la plus foncée : ce n'est pas la profondeur de ta peau qui décide, mais la façon dont elle réagit aux couleurs.

Un homme d'une cinquantaine d'années à la barbe poivre et sel tient un pull rouille sous son menton face à un miroir, près d'une fenêtre
Une paire de tissus à la fois, à la lumière du jour

1. Chaud ou froid : le sous-ton

Compare des couleurs de même clarté : un camel puis un gris moyen, un pêche puis un rose dragée, un crème puis un blanc optique, et enfin un bijou doré puis un bijou argenté. Si les chaudes gagnent, tu es printemps ou automne ; si ce sont les froides, été ou hiver. Si rien ne se détache, ton sous-ton est plutôt neutre, et les tests suivants décideront.

Le test des veines (bleues pour froid, vertes pour chaud) circule partout, mais leur couleur dépend aussi de l'épaisseur de la peau, du bronzage et de l'éclairage. Prends-le comme un indice, jamais comme une réponse.

2. Clair ou profond : la valeur

Oppose un tissu clair et un tissu foncé de même température : sable puis chocolat, bleu poudré puis marine. Si les clairs t'éclairent et que les foncés t'écrasent, tu penches vers clair ; si les clairs te délavent et que les foncés te donnent du relief, vers profond. Pour t'aider, prends une photo de ton visage près de la fenêtre et passe-la en noir et blanc : tu verras tout de suite si tes cheveux, tes yeux et ta peau sont clairs, moyens ou foncés.

3. Vif ou doux : l'intensité

Tiens une couleur franche puis sa version grisée : fuchsia puis vieux rose, turquoise puis bleu canard grisé, orange puis rouille. Une couleur trop vive arrive avant toi, on la voit avant ton visage. Une couleur trop sourde te donne un air terne et fatigué. La bonne te donne bonne mine sans qu'on remarque d'abord la couleur.

4. Le contraste

Reprends la photo en noir et blanc. Des cheveux très foncés sur une peau claire, ou des yeux très clairs dans un visage foncé, font un contraste élevé, qui pousse vers les saisons vives ou profondes. Si tout se tient dans des gris proches, le contraste est doux et pousse vers les saisons douces ou claires. Entre les deux, il est moyen.

Pour lire tes résultats :

  1. Le test 1 donne ta famille : chaud, printemps ou automne ; froid, été ou hiver.
  2. Le test où l'écart t'a sauté aux yeux donne ton trait dominant : clair, profond, vif ou doux. Si c'est le test 1 qui a le plus tranché, tu es une saison vraie, et le test 3 dit laquelle.
  3. Le contraste confirme : élevé, il va avec vif ou profond ; doux, avec doux ou clair.

Les 12 saisons de la colorimétrie en un tableau

Croise ta famille et ton trait dominant pour trouver ta ligne. Les noms varient d'une conseillère en image à l'autre ; entre parenthèses, l'autre nom que tu croiseras souvent.

SaisonTrait dominant, puis secondCouleurs qui lui vontÀ éloigner du visage
Printemps clairClair, puis chaudIvoire #F8F0DC, pêche #F5BE9E, aqua clair #8ED3C7Noir, bordeaux, chocolat noir
Printemps vrai (printemps chaud)Chaud, puis vifJaune d'or #EFBE3F, corail #F07C5F, vert herbe #72B455Gris froid, noir, rose glacé
Printemps éclatant (printemps lumineux)Vif, puis chaudRouge coquelicot #E63B2E, turquoise #13B8A6, rose pastèque #F0566DCouleurs poussiéreuses, taupe, vieux rose
Été clairClair, puis froidBleu poudré #A8C5E3, lavande #C2B5DD, rose dragée #EDB9C6Noir, orange, couleurs très foncées
Été vrai (été froid)Froid, puis douxBleu jean doux #6282A8, framboise #B8557A, gris bleuté #8A96A3Orange, jaune d'or, camel
Été douxDoux, puis froidMauve grisé #A58A9B, sauge grisée #8E9C8F, bleu ardoise #72849ANoir, blanc optique, fluo
Automne douxDoux, puis chaudCamel #B38B5D, sauge #A4A98A, bleu canard grisé #5E8784Noir, blanc optique, pastels glacés
Automne vrai (automne chaud)Chaud, puis douxCitrouille #C8672E, moutarde #C49A35, olive #6D6A31Gris froid, rose glacé, fuchsia
Automne profondProfond, puis chaudChocolat noir #4B3022, vert forêt #2E4A35, sang de bœuf #7B2A22Pastels, gris clair
Hiver profondProfond, puis froidNoir #141414, bleu nuit #1C2544, bordeaux #6D1F37Pêche, beige doré, orange
Hiver vrai (hiver froid)Froid, puis vifBlanc optique #FFFFFF, bleu roi #2148A8, rouge cerise #C41E3AOrange, camel, kaki
Hiver éclatant (hiver lumineux)Vif, puis froidFuchsia #D81B7F, bleu cobalt #0047AB, émeraude #009B77Couleurs poussiéreuses, beige, rouille

Tu tombes sur l'automne doux ? Sa palette complète donne ses 24 couleurs avec leurs codes et ce qui remplace le noir et le blanc.

Tu hésites entre deux saisons : les paires qui se confondent

Si tu hésites entre deux saisons voisines, garde le même éclairage et compare une seule paire de tissus à la fois :

  • Automne ou hiver : les deux supportent le foncé. Tiens un noir pur, puis un chocolat noir. Si le noir te va et que le chocolat te ternit, tu es plutôt hiver ; si c'est l'inverse, plutôt automne.
  • Printemps ou automne : les deux sont chauds. Compare un corail vif et un terracotta. Si le corail t'éclaire, printemps ; s'il paraît criard et que le terracotta te va mieux, automne.
  • Été ou hiver : les deux sont froids. Compare un fuchsia franc et un rose poudré. Si le fuchsia te réveille le teint, hiver ; s'il t'écrase et que le rose poudré t'adoucit, été.
  • Printemps clair ou été clair : les deux sont clairs. Compare un pêche et un rose dragée, puis l'or et l'argent. Si le pêche et l'or t'éclairent, printemps clair ; si ce sont le rose et l'argent, été clair.
  • Été doux ou automne doux : les deux sont sourds. Compare un gris froid et un taupe chaud. Si le gris te va mieux, été doux ; si c'est le taupe, automne doux.

Trois choses faussent souvent le résultat : un bronzage récent (refais le test en fin d'hiver), des cheveux colorés loin de ta couleur naturelle (couvre-les), et les photos filtrées ou prises sous une lampe, qui mentent sur le sous-ton. Si tes cheveux ont blanchi depuis ta dernière analyse, refais-la aussi : le contraste de ton visage a changé.

Ce que ta saison change dans ton dressing

Ta saison compte surtout pour ce que tu portes près du visage : hauts, chemises, pulls, robes, écharpes, cols de manteau. Pour le bas, les chaussures et les sacs, tu as beaucoup plus de marge, parce que c'est la couleur la plus proche du visage qui change ta mine.

Inutile de vider ton placard. Porte les pièces hors palette loin du visage, ou glisse une couleur de ta saison entre elles et toi : un foulard, un col de chemise, un t-shirt qui dépasse de l'encolure. Quand une pièce s'use, remplace-la par son équivalent dans ta palette. Les bijoux suivent la même logique : l'or pour les saisons chaudes, l'argent pour les froides, une finition brossée plutôt que brillante pour les saisons douces. Et si tu colores tes cheveux, les reflets miel, dorés ou cuivrés vont aux saisons chaudes, les tons cendrés aux saisons froides.

Si tu veux un second avis, l'analyse colorimétrique de gussy lit une photo de ton visage, qui reste sur ton téléphone, te donne ton sous-ton, ton contraste et ta saison parmi les 12, puis compare ton dressing à ta palette.

Questions fréquentes

Comment faire sa colorimétrie toute seule ?

Face à un miroir, près d'une fenêtre et sans maquillage, compare des tissus deux par deux sous ton menton : chaud ou froid, clair ou foncé, vif ou doux. L'écart le plus net donne ton trait dominant, donc ta saison.

Comment savoir si on est chaud ou froid ?

Compare sous ton menton un camel et un gris moyen, puis un bijou doré et un bijou argenté. Si le chaud unifie ton teint et que le froid le grise, ton sous-ton est chaud ; si c'est l'inverse, il est froid.

Le test des veines est-il fiable ?

Pas vraiment. La couleur des veines dépend aussi de l'épaisseur de la peau, du bronzage et de l'éclairage. Prends-le comme un indice et fie-toi plutôt aux tissus tenus sous ton menton, à la lumière du jour.

Quelle différence entre colorimétrie 4 saisons et 12 saisons ?

La méthode des 4 saisons te range en printemps, été, automne ou hiver. Celle des 12 saisons découpe chaque saison en trois selon ton trait dominant, ce qui sépare par exemple un automne doux d'un automne profond.

Comment savoir si je suis automne ou hiver ?

Tiens un noir pur puis un chocolat noir sous ton menton, à la lumière du jour. Si le noir te va et que le chocolat te ternit, tu es plutôt hiver ; si c'est l'inverse, plutôt automne.

La colorimétrie marche-t-elle sur peau noire ou mate ?

Oui. La profondeur de la peau ne suffit pas à fixer la saison : une peau mate ou noire se lit avec les mêmes tests que les autres, le sous-ton, l'intensité et le contraste.

Tu as toujours quelque chose à te mettre.

Tout est dans tes photos. gussy trouve chaque pièce, la détoure et construit ton dressing.

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